La bibliothèque de l'Invisible

Si le monde réel manque parfois de magie, d'étoiles ou de frissons à votre goût, entre nos murs l'imaginaire et l'aventure ne seront jamais en reste.
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 GENOCIDES, par Thomas Disch

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Vous avez aimé
un peu
0%
 0% [ 0 ]
beaucoup
0%
 0% [ 0 ]
coup de cœur
0%
 0% [ 0 ]
pas du tout
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 0
 

AuteurMessage
Angelina
Apprenti
Apprenti
avatar

Messages : 191
Date d'inscription : 23/01/2011
Localisation : avec les fées

MessageSujet: GENOCIDES, par Thomas Disch   Dim 17 Juin - 18:19

Promis, pour ce soir, ce sera le dernier livre traitant d'un futur horrible dont je vais vous parler. J'ai déjà fait très fort avec "Monades Urbaines", "la ruche d'Hellstrom" et "à l'ouest du temps", je ne voudrais pas trop vous flanquer le noir. En tous cas, je vous présente :


Titre : Génocides

Auteur : Thomas Disch

Encore un représentant typique de l'âge d'or des sixties et seventies, l'époque où on commençait à se préoccuper vraiment d'écologie et du mal qu'on faisait à Gaïa, notre Mère le Terre.
Thomas Disch est un Américain de l'Iowa, né en 1940 : il a d'abord été historien avant de devenir écrivain de SF, ce qui en fait un sociologue particulièrement intéressant. Chacun de ses romans est très noir.

L'intrigue :

Un futur proche, ou lointain, mais des indices permettent de penser que c'est un futur proche.
Une catastrophe imprévue s'abat sur la terre, et pour une fois, l'homme n'en est pas responsable : les responsables sont de mystérieuses sphères venues on ne sait d'où, pilotées par on ne sait qui (on ne le saura jamais, et on ne fera qu'entrevoir les motivations de ces extraterrestres mystérieux) :

D'abord, les sphères ont réduit les villes et les immeubles en cendres. La poignée d'humains rescapée s'est scindée en des agriculteurs qui s'accrochent à leurs villlages et leurs traditions. L'auteur connaît bien ces paysans du Midwest, du "Bible Belt", qui depuis l'époque des pionniers ont vécu le fusil dans une main, la Bible dans l'autre.

Mais la campagne paisible ne le reste pas longtemps : voilà qu'à leur tour, les champs, le bétail, sont réduits en cendre. Les paysans fuient de plus en plus loin, ils sont de moins en moins nombreux.

De l'autre côté, les ex-citadins, devenus des humains sauvages, qui mènent une guerre sans pitié contre les agriculteurs, volant le bétail et la nourriture, et voulant rester libres.

De part et d'autre, on en est venu à représenter la lie de l'humanité : le cannibalisme.

Le groupe de paysans conduits par le patriarche Anderson, laisse la vie sauve à 2 humains sauvages, après avoir exterminé et mangé leurs compagnons. Anderson règne en maître absolu sur son petit troupeau, s'accrochant désespérement à une religion sévère et périmée, en laquelle il est le seul à croire : le Dieu vengeur, le dieu de colère des Hébreux, dont il se croit le nouveau Moïse.

Mais la terre promise se rétrécit : bientôt, une plante énorme, monstrueuse, envahit toute la terre, détruisant ce qui restait du bétail, de la nourriture et des communautés humaines.

Ces derniers humains doivent se réfugier dans les racines creuses de la Plante, de plus en plus bas, sont-ils encore des humains ? Ou des vers dans un fruit ? Car pour subsister, ils doivent ronger la substance de la Plante.

Finalement, l'humanité, réduite à 4 individus, survivra-t-elle ? Je pense que vous connaissez la réponse.

Ma critique : un livre court, choc, incisif. L'auteur y décrit à merveille ce qui arrive à des humains pris au piège comme des parasites et pourchassés comme tels : pas de solidarité, une féroce dictature religieuse, la peur  la méfiance, la déchéance physique et morale, les mesquineries et les haines exacerbées.

Et omniprésente, cette plante de cauchemar, gigantesque, stérile, cette plante de mort, qui cache le ciel, qui ronge les tréfonds de la terre, qui transforme notre panète en un astre de désolation absolue.


Je considère comme une habileté suprême le fait qu'on ne saura jamais à quoi sert cette plante, ni qui sont ceux qui l'ont introduite sur terre : ce qui aurait été une banale guerre entre humains et extraterrestres, devient une fable sur les tréfonds de la nature humaine, et la fragilité de celle-ci
Revenir en haut Aller en bas
 
GENOCIDES, par Thomas Disch
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Black Alice de Thomas Disch et John Sladek (USA)
» Les illustrations de Thomas Nast
» Thomas Mann
» [Belles montres] Thomas Prescher.
» Sue Thomas : l'oeil du FBI

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La bibliothèque de l'Invisible :: Rayonnages invisibles :: Science-Fiction / Anticipation-
Sauter vers: