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 Serge Rollet - Le Dieu Sans Nom

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AuteurMessage
Steve
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Date d'inscription : 02/09/2009
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MessageSujet: Serge Rollet - Le Dieu Sans Nom   Mer 6 Avr - 14:19


Synopsis :

Tout à coup, la scène fut illuminée comme en plein jour, et un nouvel enfer se déchaîna. Quatre hélicoptàres de combat, des Black Hawk, se tenaient face au dieu hurlant, surgis de derrière le rideau des arbres, dans le dos de Yann. Les engins avaient allumé de puissants projecteurs, braqués comme des lances de feu blanc sur le cuir scrofuleux de Xub-Niggurash. Yann perçut qu'une partie de l'attention maligne du Dieu Ancien se tournait vers les appareils. Les pilotes aussi, sans doute, car ils ouvrirent le feu simultanément.

Imaginez un Lovecraftien qui montrerait les monstres, et ne se contenterait pas d'en suggérer l'existence. Qui sans abandonner l'usage du hors-champ n'hésiterait pas à se servir du zoom si nécessaire. Imaginez un Lovecraftien qui aurait le sens du rythme et n'aurait pas peur d'écrire des scènes d'action. Le roman qui donne son titre à ce recueil, ainsi que les deux longues nouvelles suivantes, L'ennemi ancien et L'ombre des docks, doivent sans doute beaucoup au reclus de Providence. Mais ils prouvent aussi de façon éclatante que Serge Rollet dispose du brio nécessaire pour jouer avec un feu qui a déjà brûlé nombre de suiveurs sans personnalité.

Serge Rollet, alias Lester L. Gore, qualifie son parcours de "chaotique" et "accidenté". Soit. La route vers ce recueil fut certes longue et semée d'embûches, mais les chemins de traverse sont parfois pavés de bonnes intentions. Surtout ceux qui mènent de L'oeil du Sphinx à la Rivière Blanche. Quant à savoir ce qui gît au loin dans le noir, là c'est une autre histoire...


Avis personnel :

Un petit mot, tout d'abord, sur la novella qui donne son titre au recueil : on y retrouve bien l'univers lovecraftien, mais réactualisé et doté d'une plume sans fioritures : c'est efficace, inspiré et sacrément accrocheur. Mélanger l'univers des Grands Anciens aux mythes précolombiens, fallait le faire et pourtant une fois dedans, ça coule de source. De même que L'Ennemi Ancien et son excellente relecture façon Predator ou alors la délicieuse L'Ombre des Docks, tout en horreur "atmosphérique". Les influences et les références y sont légion, mais l'auteur n'oublie pas d'y mettre son grain de sel perso et se les réapproprie en les intégrant dans un univers et un style propre.
Ce triptyque inaugural forme presque un mini-recueil à lui tout seul et un hommage au maître, dévoilant pour chaque récit une facette différente.

Les nouvelles suivantes, plus éclectiques, offrent un panaché allant du fantastique à la SF, en passant par d'étranges vignettes qu'il serait bien difficile de ranger dans une case ou l'autre (je pense notamment à L'Etranger, tout à fait passionnante malgré sa petite taille). J'ai adoré Baphomet également, distillant une terreur sourde, tout en offrant là encore quelques clins d’œil savoureux (Le Comte d'Erlette, Abdul Alazred). Conte de Poivrot m'a beaucoup amusé et un sourire d'ironie glacé s'est dessiné sur mon visage à la lecture du Grand Tirage : du grand art que de suggérer tant de choses en si peu de mots, tout en jouant la carte d'un humour délicieusement noir.
Et la très "belle" (ou "désespérée", selon l'angle d'approche du lecteur) Les Quatre Saisons de l'Apocalypse clôture l'ensemble avec classe, apportant des motifs nouveaux à un genre post-apo dont on croyait avoir tout vu ou tout lu. Très bon choix que celui d'avoir abordé le sujet sans s'engouffrer dans le nihilisme sans bornes d'autres récits du même genre. Au contraire, il y a quelque chose de très beau et de fragile dans la chronique de cet homme désespérément seul. D'humain, tout simplement.

Un très bon recueil, donc, qui démontre aussi bien le talent de l'auteur que la diversité de sa plume. Bonne préface également, de l'ami Artikel Unbekannt (auteur lui aussi, mais également co-fondateur et administrateur d'un excellent forum d'écriture sur lequel je traîne mes guêtres ), qui donne vite l'envie de dévorer les pages suivantes.
Ça faisait longtemps que j'avais pas lu un recueil de nouvelles, mais j'en ai eu pour mon argent : du très beau boulot. Avec à la clé, l'envie d'en lire encore un peu plus de ce jeune auteur.
Mission réussie, donc, en ce qui me concerne Wink
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scifi
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Messages : 8283
Date d'inscription : 31/08/2009

MessageSujet: Re: Serge Rollet - Le Dieu Sans Nom   Mer 14 Sep - 9:16

Je ne connais pas cet auteur. J'aime bien les nouvelles, surtout de ce style. Je garderai l’œil ouvert !

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